1er romantisme français Erard 1806 à la Mairie du 9e, Paris

À propos de l’événement

A l’occasion de la Journée Internationale des femmes, ce concert met à l’honneur certaines figures de compositrices et musiciennes, qui ont été au centre de la vie musicale de leur temps. 

Dans le frémissement musical qui caractérise le début du XIXe siècle, Paris s’affirme rapidement comme une véritable capitale de la musique. Ses salons, lieux privilégiés de la pratique et de l’écoute de la musique, sont le berceau d’une nouvelle sensibilité musicale, qu’on appellera ensuite romantique et qui révolutionnera en quelques années le paysage musical du continent. 

Ces salons sont tenus principalement par des femmes lettrées où se retrouvent gens d’esprits, artistes, écrivains, poètes, philosophes et musiciens. Le tout nouveau Quartier de La Nouvelle Athènes les attirent, notamment le salon de Melle Duchesnois – rue de la Tour des Dames – amie de Daniel Steibelt l’un des plus célèbres pianistes de l’époque. L’une de ces rivales fut la pianiste et compositrice Hélène de Montgeroult, première professeure de piano à la création du Conservatoire de Paris en 1795 (dans les locaux de l’actuel Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique dans le IXe arrondissement). Musicienne sensible et pédagogue infatigable, son écriture pianistique se distingue par sa dimension profondément expressive, qui trouve dans une imitation du chant son véritable principe stylistique. Nous donnerons à écouter d’autres femmes compositrices telles Hortense de Beauharnais, Sophie Gail présentes dans les salons à l’égal des hommes tels que François-Adrien Boëldieu, Louis-Emmanuel Jadin, Jean-Louis Adam.

Le piano carré d’Erard de 1806 de la collection de « La Nouvelle Athènes », récemment restauré par le maître d’art Christopher Clarke, accompagne avec son timbre aux multiples couleurs cette immersion dans les atmosphères poétiques et créatives d’un salon parisien sous le Premier Empire. Le riche programme du concert évoque toute la variété du répertoire d’élection des musiciens du début du XIX e siècle, où les genres de musique instrumentale, comme les sonates pour piano seul ou accompagné, s’épanouissent tout naturellement avec ceux de musique vocale et notamment celui de la romance, forme éminente de la musique française de l’époque.

Nicolas Bouils étudie avec Philippe Allain-Dupré avant d’entrer au CNSMDP dans la classe de Jan de Winne et Alexis Kossenko. Sa passion pour l’histoire et la facture de son instrument, la multiplicité et la richesse de ses sonorités, pour la recherche sur ces flûtes, techniques, partitions et styles anciens l’amène à jouer de nombreux instruments. Cette démarche de jeu et de recherche polyvalentes lui permet d’explorer l’immense répertoire de la flûte.

Stéphane Fuget est claviériste et chef d’orchestre. Il mène tout d’abord une carrière internationale de chef de chant dans les plus prestigieuses maisons d’opéra aux côtés de chefs comme Christophe Rousset, Jean-Christophe Spinosi ou Marc Minkovski : Vienne, Amsterdam, Bruxelles, Châtelet, Théâtre des Champs-Elysées… Il développe au CRR de Paris une classe de Chef de chant et une classe d’Opéra baroque, uniques en France, au sein desquelles il monte de nombreux opéras de Monteverdi, Haendel, Cavalli, Cesti, Lully, Rossi… Il crée en 2018 Les Epopées, compagnie avec laquelle il propose une vision résolument nouvelle en matière d’interprétation.

Claire Lefilliâtre est invitée par de nombreux ensembles. Sa connaissance du répertoire baroque a fait d’elle l’interprète principale des productions du Poème Harmonique. Depuis 1999, ses concerts et ses enregistrements pour le label Alpha – qu’il s’agisse des musiques d’Etienne Moulinié, d’Emilio de Cavalieri, ou des romances françaises – au sein de cet ensemble sont unanimement salués par la presse (Le Monde de la Musique, Diapason, Répertoire …). Elle lance avec Stéphane Fuget l’ensemble Les Epopées et s’intéresse tout particulièrement à la mélodie, le lied et à la romance. 

Luca Montebugnoli est un pianiste et pianofortiste italien. Diplômé du Conservatoire Santa Cecilia de Rome, du CNSMDP et l’Université Paris-Sorbonne et lauréat de la Fondation Royaumont, il mène un doctorat à l’Orpheus Instituut (Gand) sur la pratique de l’arrangement pour piano au début du XIXe. Il est professeur de piano et pianoforte au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris et au Conservatoire Départemental de Bobigny. En 2017, il fonde l’ensemble Hexameron. Il est membre fondateur de La Nouvelle Athènes.