Lundi 24 septembre
 
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La saga de la propriété des Frenes (1883 - 2015)

1883 : Pauline Viardot la met en vente après la mort de Louis Viardot et de Tourgueniev.
La propriété passe alors de mains en mains. Le dernier propriétaire, criblé de dettes, commence par vendre toute la partie basse du parc de 8 hectares qui allait jusqu’à la route. Puis ses créanciers exigent en 1978, la vente aux enchères de la totalité de la propriété.

1978 : La Municipalité de La Celle St-Cloud achète la propriété au grand dam de la Municipalité de Bougival qui voulait lotir toute la partie haute du parc.
Ni LCSC ni Bougival ne se soucient de la Villa ou de la Datcha qui sont dans un état lamentable.
Sous l’impulsion d’Alexandre Zviguilsky, Président des Amis d’Ivan Tourgueniev, Pauline Viardot et Maria Malibran, (ATVM) et de la DRAC, la réhabilitation des deux bâtiments est programmée avec participation des communes, de la DRAC, du département et de la région.

1992/1998 : en 1983, Alexandre Zviguilsky obtient un bail de la municipalité de LCSC pour installer un très joli musée Tourgueniev dans la Datcha. Mais il se brouille successivement avec tous ses anciens protecteurs.
La ville de LCSC souhaite se débarrasser de cette propriété, et en 1992, le Conseil municipal entérine cette décision de vente.

Elle reste théorique jusqu’en 1998, où le nouveau Maire, Olivier Delaporte décide de la réaliser.

C’est alors que Patrimoine & Urbanisme, association de défense du patrimoine de Bougival dont je suis vice-présidente, entre vigoureusement en action, avec deux objectifs :

- Faire connaître cette propriété, si cachée dans les bois qu’elle n’existe pas pour la plupart des habitants et visiteurs de Bougival,
- Rallier le maire de la Celle-St-Cloud, Olivier Delaporte et lui démontrer que cette propriété a une très grande valeur.

1999/2001 : Exploitant le fait que Carmen, l’opéra le plus célèbre à travers le monde, a été écrit juste en-dessous dans une petite maison au bord de la Seine et que Bizet y est mort à 36 ans, désespéré par l’échec de la 1ère représentation de Carmen, P&U présente dans la villa Viardot en juin 2001 une exposition très médiatisée qui a pour titre «De Carmen à Bizet».
Elle eut des conséquences encore plus importantes que nous ne le pensions puisqu’elle amènera le soutien du milieu de l’opéra et la création des «Amis de Georges Bizet» association qui se développera très vite et dont le CEM va sortir (www Les Amis de Bizet.com).

Elle amènera aussi le ralliement spectaculaire d’Olivier Delaporte qui deviendra un des meilleurs artisans de la résurrection de la Villa Viardot. Dès lors, il manifeste en toute occasion sa volonté de rester propriétaire, tout en cherchant un repreneur qui accepte de financer la restauration et l’entretien de la Villa + Datcha avec un cahier des charges stipulant la pérennisation de la vocation culturelle du site et le maintien de l’ouverture du domaine au public.

2005 : Le repreneur est choisi. Il s’agit d’une Fondation d’Entreprise «Ville & Patrimoine», dont le siège est à la Villa Viardot. Elle a été créée par la société de Crédit-Bail immobilier, COFITEM-COFIMUR, propriétaire de l’Holiday Inn situé en-dessous de la Villa.
Il ne se passe pourtant rien jusqu’en 2012, car Alexandre Zviguilsky s’oppose de toutes manières, médiatique et juridique.

2012 : On croit alors sortir de l’impasse avec le projet du CEM accueilli avec faveur par les 2 municipalités et la Fondation. On décide alors de se contenter d’un accord sur la Villa Viardot qui semble acquis. Mais c’est alors LCSC qui traîne les pieds avec un Maire que nous ne reconnaissons plus.

2013/2014 : À l’automne 2013, nous nous inquiétons de l’inertie de LCSC où les promesses ne sont pas suivies d’actes.
Et le 20 novembre 2014, nous apprenons par M. Wattelle que la ville de LCSC, ne voulant plus dépenser un sou pour l’entretien de la Villa, cherche un repreneur qui serait lié à la ville par un bail emphytéotique et qui gèrerait la propriété.

2015 : Nous allons reprendre contact avec la Mairie de LCSC, le but étant de déclencher enfin la restauration de la Villa.

NB COFITEM-COFIMUR a fusionné avec la Société Foncière de Paris. Mais la Fondation d’entreprise demeure..

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